Les tiques sont des vecteurs de maladies très importants en médecine humaine et vétérinaire.
Hématophages, elles se nourrissent de sang et vivent aux dépens des animaux et parfois des êtres humains.
C’est lors de leur “repas” sanguin qu’elles peuvent transmettre une variété importante de germes.
En Alsace, c’est actuellement la borréliose de Lyme (ou maladie de Lyme) qui est la plus préoccupante
(environ 3000 cas par an).
La tique, dont les variétés sont très nombreuses est un acarien visible à l’oeil nu mais de très petite taille.
En Alsace, c’est le type IXODES RICINUS que l’on rencontre.
La croissance passe par 3 stases (ou stades) :
la larve / 1 mm (après éclosion de l’oeuf) la nymphe / 2 mm, l’ adulte / 4 mm mâle ou femelle./
Les tiques vivent dans les milieux humides tels que forêt, bois, talus (fougères, genêts, hautes herbes) et les prairies.
Leur densité varie à la fois avec le degré d’hygrométrie de la couverture végétale et avec l’abondance
de la faune sauvage. On trouve des tiques dans les parcs des villes (espaces verts) et dans les jardins.
Pour se développer et passer d’un stade à l’autre (larve, nymphe, adulte), la tique a besoin d’un repas
sanguin qui peut durer plusieurs jours. Leur activité de croissance est maximale au printemps et au début de l’automne.
La tique repère sa cible (rongeurs, cervidés, …le promeneur) postée sur des herbes hautes,
puis attirée par les mouvements, la chaleur ou le gaz carbonique émis par l’animal ou l’homme, s’accroche sur lui.
Elle cherche ensuite à piquer préférentiellement les zones de peau humide (pli des genoux, aine, aisselles,…)
La partie antérieure de la tique comporte un rostre qu'elle enfonce dans la peau.
Ce rostre est hérissé d'épines implantées de façon rétrograde permettant à la tique de rester fixée dans la peau
Si possible, rester sur les grands chemins et porter des vêtements clairs pour faciliter un repérage très précoce,
déjà pendant la promenade. Mais attention ! Des vêtements couvrant bras et jambes n’empêchent pas une tique
de se faufiler en dessous. De même, l’utilisation de répulsifs appliqués sur la peau ou sur les vêtements
ne donnent pas une garantie de non piqûre (aucun produit n’est efficace à 100%)
Il est impératif au retour d’une promenade en zone à risque de s’inspecter
(ou de se faire examiner par un proche) minutieusement le corps entier, cuir chevelu compris.
On peut déjà au cours de la promenade, la repérer sur ses vêtements, ou la sentir progresser sur sa peau.
Comme elle n’a pas encore eu le temps de se fixer, il est très facile de l’enlever.
Cela se fait par un geste simple à l’aide d’un tire tique ou d’une pince fine.
Il ne faut surtout pas appliquer au préalable de l’alcool, de l’huile, de l’éther ou tout autre produit.
1 On engage le tire tique en abordant la tique sur le côté (la tique se loge aisément dans la fente du crochet).
2 Tourner lentement sans tirer jusqu’à ce que la tique se décroche.
C’est un procédé rapide et indolore permettant de retirer la tique en toute sécurité.
Ensuite, il faut désinfecter la zone de piqûre.
Il est indispensable de surveiller la zone de piqûre dans les jours voire dans les semaines qui suivent
(entre 3 à 8 semaines). En cas d'apparition d'une plaque rouge s'élargissant progressivement autour du point de piqûre
ou d'autres symptômes comme des maux de tête, de la fièvre, une fatigue anormale, des douleurs...
il faudra consulter son médecin traitant.
En effet, un traitement adapté permettra entre autre d'éviter le développement d'une maladie de Lyme..



